Les bénévoles, même débutants, sont très importants dans la vie du vignoble.

Tout au long de l’année, selon leur disponibilités (Agenda), ils participent aux différentes étapes de la taille.

Tailles d’hiver

Après les périodes d’hiver et de gel, il est temps de préparer la vigne pour le nouveau millésime. C’est la taille de nettoyage de la vigne. L’on élimine les sarments superflus, l’on rajeunit certains coursons et certains ceps. On conserve les sarments porteurs de nouveaux “yeux”, qui seront rabattus au printemps.

On peut faire précéder cette étape d’une ‘taille à 50cm‘; cela consiste à rabattre les sarments de l’année précédente à une hauteur de 50cm. C’est un toilettage qui facilite ensuite la taille d’hiver proprement dite.

Tailles de printemps

Au petit printemps, il faut trouver le bon moment, ni trop tôt, ni trop tard.Il s’agit de rabattre les sarments de l’année précédente,  sélectionnés lors de la taille d’hiver, en conservant sur chacun entre 2 et 3 “yeux”. De ces “yeux” sortiront des pampres, futurs sarments à leur tour porteurs des grappes.

Après le débourrage : l’épamprage

Au “débourrage”, les pampres jaillissent des “yeux” sélectionnés. Mais aussi un peu partout sur la charpente du cep. Il faut épamprer, ce qui signifie : enlever les “pampres” indésirables.

Le Palissage

Le palissage consiste à glisser aussi délicatement que possible les jeunes sarments entre les doubles câbles, de façon à les maintenir les plus verticaux possibles. C’est une tâche risquée, car les pampres sont très fragiles et se détachent facilement du cep.

L’écimage

La vigne est une liane;  si l’on n’y prend garde, les sarments dépassent la hauteur du dernier câble (environ 2m), puis retombent vers le sol, s’accrochent l’un à l’autre et constituent un amas végétal où l’humidité s’accumulent. C’est un terrain idéal pour l’explosion des maladies. Il faut dont “écimer” pour conserver aux sarments une hauteur d’environ 2m du sol.

Le “Rognage”

A La Mazelle, l’action de “rogner” porte un nom bien plus poétique : la chasse aux entre-coeurs. Entre le sarment et chacune de ses feuilles, grossit un bourgeon, qui donnera naissance à un nouveau sarment. Cet “entre-coeur” doit être éliminé.  Ceci permet à la sève de se consacrer uniquement à notre objectif : le développement des grappe et leur concentration en sucre.

Sachant que chaque cep porte environ 5 sarments, que chaque sarment porte environ 8 feuilles, que chaque feuilles développe à sa base un entre-coeur, et que notre vignoble compte 4.560 ceps … nous vous laissons le soin de faire l’addition.

Les retirer permet de lutter contre une trop grande acidité. La situation septentrionale de notre vigne implique la présence d’une acidité naturellement importante dans les grains de raisin. Les régions plus chaudes d’Europe laissent, au contraire, les entre-coeurs se développer pour gagner en acidité car il en ont naturellement trop peu.

Ce travail doit être sans cesse recommencé et ne cesse qu’au moment de la véraison.

L’effeuillage

Il s’agit d’enlever les feuilles autour des grappes. Cet effeuillage peut être pratiqué dès l’apparition des boutons floraux. La zone des grappes sèche plus rapidement en cas de pluie, ce qui aide à prévenir les maladies. De plus, les grappes sont alors bien exposées à la lumière du soleil.

Les vendanges

C’est le moment de la récolte des raisins et donc (presque) la fin de la saison pour les viticulteurs. Les raisins sont ramassés en totalité à la main, dans un but qualitatif. Les grappes triées par les vendangeurs arrivent intactes au chai évitant ainsi tout phénomène d’oxydation.